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Dénigrer son employeur sur Facebook constitue une faute grave justifiant le licenciement

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Le conseil de prud’hommes de Boulogne-Billancourt a donné raison à l’employeur qui avait licencié deux salariés pour « dénigrement de l’entreprise » sur le réseau social Facebook.

Les prud’hommes ont jugé « fondé » le licenciement pour faute grave de salariés auxquels il était reproché d’avoir échangé des propos critiques à l’égard de leur hiérarchie.

L’un des salariés avait indiqué, sur sa page personnelle Facebook, faire partie d’un « club des néfastes ». D’autres employés avaient alors répondu : « Bienvenue au club ». Un autre salarié avait alors retransmis ces propos à la direction de la société.

La société employeur avait alors décidé de licencier les trois personnes incriminées « pour faute grave » considérant que les propos tenus étaient « un dénigrement de l’entreprise » et une « incitation à la rébellion ». Les salariés estimaient quant à eux que cet échange était strictement privé.

Le conseil des prud’hommes a retenu l’argumentation développée par l’employeur , en jugeant que l’employeur n’avait pas violé la vie privée de ses employés puisque les échanges avaient eu lieu « sur un site social ouvert ». Le Conseil a ainsi considéré que « la page mentionnant les propos incriminés constituent un moyen de preuve licite du caractère bien-fondé du licenciement ».

Les salariés ont décidé de saisir la Cour d’appel de Paris.

Catégorie : Droit du travail | Le 19 novembre 2010

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